Le tout dernier braquage du Bellagio : Scenario d’un mauvais film de cinéma

Si nombre de braquages légendaires ont inspiré les meilleurs réalisateurs de cinéma, on ne peut pas dire que le dernier qu’a subi le Bellagio en fasse partie !

En effet, cette histoire, bien que intéressante puisque le voleur ose s’attaquer a un des casinos les plus célèbres du globe, est somme toute assez pathétique et sa fin, l’arrestation du bandit, plutôt prévisible.

Explications

C’est à la mi Décembre qu’un homme pénètre dans le sein des seins, le casino Bellagio a Las Vegas, et y dérobe, avec une facilité assez déconcertante, non pas 1 millions et demi de dollars, ce qui aurait été une véritable catastrophe, mais des jetons correspondant a cette somme.

Il s’agit d’Anthony Carleo, un amateur qui a agit en amateur sur ce « casse ». Il fut facile pour la police d’epingler Carleo mais cette arrestation n’est pas a la gloire de la police du Nevada. L’individu prend la fuite rapidement sans être inquiété le moins du monde par l’équipe de sécurité. En effet, la question est posée, comment se fait il qu’il soit aussi facile pour un amateur de la trempe de Carleo de pénétrer et de s’enfuir aussi facilement du Bellagio ?

Biker Bandit, surnom de Carleo n’aurait rien pu trouver de mieux pour se faire connaitre ! Derrière le casse raté, on salut l’audace toutefois !

En effet, n’importe qui aurait pu se douter que ces jetons volés, surnommés les « cranberries » de par la couleur roses des jetons, seraient immédiatement retirés du marché par la police et que donc, le voleur n’aurait pas pu les échanger contre de l’argent réel.

Le bandit s’est donc démené pour essayer de refourguer les jetons avant que la nouvelle ne soit connue de tous et a donc décidé de trouver sa proie sur le Net. Il se branche sur un forum de poker et choisit au hasard un internaute, Matthew Brooks. Seulement voila, l’internaute avait déjà entendu parler de cette affaire et savait que cette vente illégale de jetons circulait déjà sur le Net.

Carleo est assez naïf pour communiquer son numéro de téléphone à Brooks et il lui explique, tout simplement, la nature de l’échange. Brooks fait immédiatement le lien entre cette proposition plus que suspecte et l’affaire du vol des jetons du Ballagio. De plus, il relate a la police que la personne qu’il avait au bout du fil semblait stressé et nerveux. Au bout de quelques minutes de conversation, Carleo avoue son larcin et va même jusqu’à envoyer une photo des jetons dérobés à Brooks. Et voila, toutes les pièces a conviction sont réunies pour la police qui n’aura pas eu à faire grand-chose.

Mais l’histoire ne s’arrête pas la ! Le plus « difficile » à présent était de localiser le pauvre voleur pour l’arrêter. Et bien Carleo est décidemment très conciliant. Il retourne lui-même sur les lieux du braquage et se refugie dans une chambre du Bellagio avec, en prime, la quasi totalité des jetons. Ayant commence sa distribution, au même moment un homme essayait de l’échanger a la caisse même du casino. C’en est trop !

Comble de l’histoire, il s’avère que ce voleur anormalement conciliant n’est autre que le fils d’un juge connu de la région. On ne peut que voir derrière ce braquage de bas étage un cri d’alarme du fils à son père…

Mais ce qui doit transparaitre de cette triste histoire, c’est bien les failles du système de sécurité du Bellagio qui ne se sont aperçus de rien.

Alors que la sentence réservée à Carleo n’a pas encore été prononcée, la polémique autour du système de surveillance d’un des plus grands casinos du monde est déjà lancée.