Le Poker en ligne ne peut remplacer les casinos traditionnels

Lors d’un entretien dans le Dow Jones Newswire, M. Fabrice Paire, Président du Groupe Partouche, a affirmé que « le poker en ligne ne ferait pas de miracles », insinuant que les jeux de casinos traditionnels représentent le véritable fer de lance de l’enseigne et qu’il devrait être reservé aux seuls propriétaires de casinos traditionnels le droit d’ouvrir des casinos en ligne.

Conflit d’intérêts

Le Groupe Partouche qui connait de très sérieuses difficultés financières, a prévu pour se sortir de cette mauvaise passe de céder d’ici 2014 une enveloppe de 25 millions d’euros d’actifs. Le website du groupe n’attire que 80 000 joueurs par an. « Le poker en ligne ne fera pas de miracles en termes de rentabilité. Il faut arrêter de croire que ça sera un nouvel Eldorado ». Selon, M. Paire, les plateformes des opérateurs de poker en ligne accuseront très bientôt des manques à gagner et ne pourront assurer leur subsistance sur le marché des jeux d’argent

Cela dit, le groupe garde pour projet d’être parmis les trois premiers sites de poker en ligne. Cette nouvelle activité permettrait théoriquement aux casinos Partouche de récolter 10 millions d’euros de bénéfice d’ici 2015. « Cela fonctionnera si on arrive à trouver notre essor » ajoute, peut-être septique, M. Paire.

Le groupe Partouche et les jeux en ligne

L’opinion de M. Fabrice Paire est très claire quant aux jeux de casino en ligne. Pour lui, il est évident que seuls les casinos traditionnels devraient être agrées à proposer Roulette, Blackjack et Poker en ligne. M. Paire est convaincu que la France devrait opter pour le modèle de régulation de la Belgique, qui n’a autorisé que l’enseigne des casinos Tranchant à proposer des jeux en ligne.

Fabrice Paire voit dans les casinos en ligne une activité salutaire uniquement si le droit en est réservé au groupe de casinos traditionnels, car pour lui si de gros opérateurs tels Bwin ou BetClic sont agrées alors « là, cela tuerait les casinos en dur »dit-il

Pour l’instant le groupe Partouche n’a d’autres solutions que de céder des établissements pour pouvoir faire face à son endettement et rembourser ses crédits, en effet le montant de la dette du groupe s’élève à plus de 100 millions d’euros qui doit être remboursée d’ici quatre ans.