Le PMU continue de régner en maitre

C’est bien connu, on ne balaie pas d’un simple coup de clic les ancestraux monopoles !

Si certains espéraient que la loi de légalisation des jeux et paris sportifs et hippiques en ligne renverseraient les habitudes, c’était sans compter sur l’historique et institutionnel monopole du PMU en France.

Si, dans les autres secteurs du jeu les nouveaux ont réussi à se frayer une place, dans le monde hippique c’est beaucoup plus compliqué.

Depuis le 8 Juin dernier, 48 operateurs ont obtenu la fameuse licence si convoitée.

Il est évident que la concurrence s’élargit donc et que chacun a ses chances dans la jungle du jeu en ligne. Cependant, une étude publiée par l’ARJEL, montre que le schéma n’est pas identique dans tous les secteurs du jeu.

En effet, si cette légalisation a largement profité a certains opérateurs dans les domaines du poker ou des paris sportifs, la donne n’est pas la même pour les paris hippiques en ligne ; le PMU est indétrônable. Il représente a lui tout seul 80% des paris.

C’est un phénomène propre à la France qui n’a son égal dans aucun autre pays du monde. Tout se passe comme si les turfistes n’arrivaient pas a se défaire de ce qui représente pour eux une sorte de phare, un repère stable et rassurant.

Les turfistes en effet sont des parieurs fideles et souvent avertis. Il y a bien sur de nouveaux joueurs mais en règle général, le profil type du turfiste est un joueur qui joue depuis longtemps, qui lit la presse spécialisée, qui connait bien les chevaux, les courses et qui donc est peu enclin a se laisser berner par les différentes campagnes marketing proposés par les operateurs. Le PMU représente LE turf.

Autre gros monopole : La Fédération Française des Jeux pour les jeux de hasard. Mais alors la, c’est différent puisque, malgré son historique ascendance, il se place a la troisième place, c’est-à-dire bien après Betclic qui génère a lui tout seul de 35% a 50% des mises.

Bien sur, le bilan est un peu prématuré, et on peut penser que les choses vont évoluer dans le futur.

Mais comme nous l’avons dit, le monopole du PMU lui, est assuré.

L’ARJEL a donc décide de prendre les devants et de mettre en garde le PMU. Son poids risque bien d’écraser les petits nouveaux et donc de gêner la libre concurrence. Elle estime ainsi que, bien que le PMU resterait largement souverain, les petits operateurs auraient un peu plus d’oxygène et pourraient tenter de tailler leur part de marché.

Dans un communiqué, elle suggère un certains nombre de mesures destinées à équilibrer sensiblement la donne.

Reste a savoir comment le PMU va réagir face a ce qu’il peut considérer comme une ingérence de la part de l’ARJEL.